« Les enfants ne sont pas des colis qu’on dépose » déclare indignée Marie-Hélène Barusseau-Perrier. La responsable du Projet Autisme de l’Association Dominique ne décolère pas face à la réponse annoncée par l’ARS. L’Agence Régionale de Santé a attribué la création de 10 places de Services d’éducation spéciale et de soins à domicile à une association toulousaine.

Ce refus met en péril la survie de l’association située à Fonsorbes, en Haute-Garonne.La structure accueille des enfants atteints d’autisme sévère et grave, âgés de 3 à 11 ans. Elle contribue à leurs redonner une vie sociale. Familles et équipe éducative veulent la reconnaissance de leur travail au quotidien.

Cette décision est incompréhensible pour le papa de Keyean. Elle a un impact inéluctable sur la vie familiale. « En 4 ans, mon fils a gagné en autonomie de manière fulgurante. Il voyait les personnes comme des objets. Aujourd’hui, il est plus sociable. Il se prépare tout seul pour aller à l’association. Plus que jamais, on a besoin des éducateurs pour l’insérer dans notre société. » explique-t-il. 

Keyean aura bientôt onze ans. L’adolescence suscite une crainte pour les parents. Son père a déjà pris une solution si l’association devait fermer.

« Il est hors de question que mon fils aille dans une IME. Ce n’est pas adapté pour lui. Je me remettrai en temps partiel et je prendrai un éducateur spécialisé à domicile comme avant. » déplore le papa du jeune garçon.

L’ARS propose à l’association Dominique de placer le plus rapidement possible les enfants en IME. Si certains profils sont aptes à les intégrer, d’autres n’ont pas la capacité de rejoindre un plus grand groupe. Cette demande est perçue comme une atteinte aux familles.

« L’organisme ne prend pas en compte l’avis des parents, des professionnels et encore moins de l’état des enfants. Ils ont besoin de prise en charge individuelle dans tous les domaines, communication, éducation, scolarisation… » explique Marie-Hélène Barusseau-Perrier.

Ce dimanche, l’association Dominique se réunira Place du Capitole de 14h à 16h pour un sit in pacifique dans l’espoir de sauver les enfants d’une exclusion sociale.