Les artistes sont en danger. Depuis mars dernier, ils n’ont plus le droit de performer devant leur public. Désormais, ils sont dans l’attente et n’arrivent plus à se projeter, car l’avenir leur est incertain.

La danse est sa passion. Pourtant, il ne peut plus la partager librement avec les autres. François Gustave alias Bboy Ghost, ne se projette plus. Comme de nombreux autres artistes, le danseur vit dans l’incertitude à cause de la pandémie. « En cette période, on ne vit pas, il ne se passe rien et c’est très compliqué sur le plan moral et sur le plan financier », déplore le danseur. 

Un cauchemar sans fin

Bboy Ghost et son équipe se retrouvent aujourd’hui dans une impression de cauchemar qui n’en finit pas. Tout au long de l’année, ils ont enchaîné annulation et report. Si bien que certains d’entre eux sont totalement démoralisés. À force d’enchaîner les confinements et les couvres feux, certains artistes comme lui perde la flemme qui font d’eux ce qu’ils sont. 

Bboy Ghost

« Je suis assez fort et j’arrive à surmonter, mais ça me fout le blues ! », s’agace François Gustave. Afin de garder le moral, l’artiste essaie de faire autre chose. « Pour ne pas me morfondre, je pratique d’autres formes d’arts. Je me suis lancé sur l’écriture d’un recueil et quelques projets vidéos », explique Bboy Ghost. 

Un SOS pour la culture

C’est un véritable SOS que lance l’artiste. « On voudrait avoir plus d’attention. La culture, c’est vitale, c’est ce qui nous instruit, nous rapproche et qui nous divertit. Malheureusement, j’ai l’impression que pour le gouvernement cela n’a aucune importance », s’attriste Bboy Ghost. Aujourd’hui, avec les bonnes nouvelles qui se font rares, il préfère avancer en espérant que tout rentre bientôt dans l’ordre.

ABAINE Abal’kassim