Le jeudi 21 janvier, les étudiants de la ville rose se sont réunis à la place du Capitole pour crier haro sur la précarité étudiante et réclamer les cours en présentiel. 

Crédit: Abal’Kassim Abaine

C’est dans un sentiment de colère et d’oppression, qu’une centaine d’étudiants toulousains se sont réunis au capitole ce jeudi 21 janvier à l’heure du déjeuné. Une minute de silence a été observée afin d’honorer les étudiants qui se sont ôté la vie ces derniers temps. Tour à tour, ils ont pris la parole pour témoigner de leurs situation et encourager le mouvement. Un moment fort en émotion où certains se sont adressés directement au chef de l’État. « Je me souviens d’une lettre qu’une étudiante a écrite à Emmanuel Macron. La lettre avait pour but de lui expliquer dans quelle enfer vivent les étudiants précaire. Macron lui a répondu  “il faut tenir le coup” », raconte avec colère Amandine, une étudiante.

La précarité et la psychologie des étudiants sont les sujets principaux évoqués. « On en a marre de cette situation ! Ça devient compliqué de ne plus voir personne, de suivre les cours à distance et de rester enfermé. Moi je vie dans un neuf mètre carré et c’est pas évident. Enfermé dans cette boîte je deviens folle ! », témoigne Marine, étudiante en lettres à l’université Jean-Jaurès.

Le monde de demain

Antoine, apprenti ingénieur, arrive tout droit de Lille.  Le jeune devait continuer son apprentissage à Toulouse. À cause des derniers évènements, lui et ses camarades ne peuvent plus poursuivre physiquement leurs études. Aujourd’hui il est venu pour passer un message directement au chef de l’État. « J’aimerai juste lui demander si il est vraiment conscient de ce qui se passe. Pour nous les citoyens de demain, les tâches qu’on pourrait nous confier plus tard pour sauver la planète ou réindustrialiser le pays nécessiteront un certain nombre d’armes et d’outils. Malheureusement, on ne les a pas aujourd’hui », s’inquiète Antoine. 

« Soutenir nos camarades »

Certains des étudiants présents, ne sont pas en situation précaire. Cependant, ils ont répondu présents afin de soutenir leurs camarades. « Je vie encore avec mes parents, du coup je ne suis pas dans cette situation. Par contre, je reste enfermé chez moi tout les jours pendant que tout le reste de ma famille part au travail et ne plus revoir mes camarades ça me déstabilise énormément », explique David, étudiant en psychologie.

Inquiétude pour l’avenir

Selon l’Insee, plus de 20 % des étudiants sont en situation précaire. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter. Les étudiants s’inquiètent pour leur avenir et vivent dans l’angoisse de ne pas arriver au bout de leurs études. Afin de continuer leur lutte, le 26 janvier, ils rejoindront une manifestation organisé par les professeurs de l’éducation national. 

Abal’Kassim Abaine