Depuis près d’un an, l’économie avance en start and stop. Les PME toulousaines de la culture, de l’événementiel et du tourisme sont soumises à une fermeture périlleuse pour leur activité. L’objectif est de ralentir la propagation du virus, Les professionnels se sentent stigmatisés par les restrictions gouvernementales et ne voient pas ces directives du même oeil.

La fédération SOS Event 31 a mené une enquête. Cette dernière révèle que le secteur événementiel toulousain enregistre une perte de chiffre d’affaire catastrophique pour l’année 2020. Des chiffres qui ne laissent rien présager de bon pour l’avenir. « Nous avançons au ralenti aujourd’hui. Nous n’avons presque plus d’activité et nous estimons nos pertes à plus de 70 à 90 % de chiffre d’affaires sur l’année 2020 », désespère Jean-François Renac, l’un des porte-parole d’SOS Event 31 et dirigeant des sites événementiels de Miharu.

Un avenir incertain

Ces professionnels sont dans une période chaotique. Cette situation met en péril la viabilité économique d’une grande partie des entreprises de ces secteurs à Toulouse.
« Les dépôts de bilan vont arriver et ça s’annonce très mal pour nous ! 30 % des entreprises comptent déposer un bilan bientôt et ce chiffre pourrait atteindre les 60 % d’ici l’été 2021 », explique le porte-parole d’SOS Event 31.

Avec tous ces organismes fermés, de nombreux emplois sont en danger. « Nous représentons aujourd’hui plus de 3 000 emplois directs et 6 000 emplois indirects. Plus de 900 licenciements sont déjà actés », recense dépité le patron de Miharu. « Si rien est fait, ce chiffre qui concerne les CDI pourrait doubler d’ici la fin de l’année », précise-t-il.

Les revendications

La fédération demande que les aides de l’État soient conformes à ce qui a été annoncé. Il demande notamment une prise en compte d’autres parties importantes des entreprises.
« Nous voulons la mise en place d’un fond de solidarité cohérent qui prendra en compte quelques points importants comme les loyers qui sont très chers et la situation des patrons qui ne peuvent même pas se rémunérer », demande la fédération. 

Des conséquences dramatiques 

Certains d’entre eux arrivent à bout de nerf. « Aujourd’hui, certains de nos confrères en arrivent au suicide, car ils n’ont plus les moyens de gérer leur affaire. Des cellules de crise sont mises en place. Nous soutenons tant bien que mal nos camarades. Si cette situation dure, cela pourrait avoir des conséquences irréversibles », s’inquiète le patron de la Société Miharu.

Crédit photo: Christel Bordes (Twitter)

ABAINE Abal’kassim